FONCTIONNEMENT DES ONG

actuong1.jpg
Nous avons été bouleversés par les images terrifiantes du séisme d’Haïti. Nous avons même donné de l’argent à l’une de ces nombreuses Organisations Non Gouvernementales (ONG). Mais comment fonctionnent ces dernières qui récoltent ces dons ? L’argent sert-il vraiment aux sinistrés ? Emma Mag tente d’éclaircir ce sujet qui fait trop souvent polémique.

Des millions d’euros convergent vers les ONG pour venir en aide aux Haïtiens. Pourtant, en 2004, devant l’afflux de dons consécutifs au tsunami, plusieurs associations avaient demandé de ne plus envoyer d’argent. Qu’en est-il en Haïti ? Quelle est l’étendue des besoins ? Y a-t-il une limite à la capacité de déploiement des ONG ? Plusieurs associations se sont en tout cas engagées à la plus parfaite transparence.

Le 12 janvier dernier, un séisme de magnitude 7 a frappé Haïti. Quelques heures plus tard, les bourses des ONG françaises voyaient arriver les premiers euros. Depuis, l’argent ne cesse d’affluer, se félicite Valérie Daher, responsable de la communication et du développement pour Action contre la Faim (ACF). « C’est l’élan de générosité le plus important depuis le tsunami ». Un tsunami qui avait occasionné, en 2004, un mot d’ordre bien inhabituel de la part de certaines ONG. Au lendemain de la catastrophe, Handicap International, Médecins sans frontières (MSF) et le Comité français de l’Unicef avaient en effet réclamé la suspension des versements, faute de capacités humaines, de moyens techniques aussi. Et aujourd’hui ?
« Ce n’est pas la position de MSF pour le moment », déclare Valérie Chauvau, directrice du développement des ressources de l’ONG. La raison ? « C’est une situation inédite, opine Sylvain Ogier, chargé de communication pour Handicap International. Le tsunami avait fait essentiellement des morts en Asie mais les vivants étaient bien portants. Là, il y a deux fois plus de blessés que de morts. Il y a un besoin de soins et d’appareillage sans commune mesure même si la zone géographique touchée est moins étendue. » Une situation inédite, sur un territoire déjà bien vulnérable. « La réalité avant le séisme était déjà dramatique : pas d’eau potable, un accès à la nourriture difficile…, énumère Valérie Daher d’ACF. Aujourd’hui, nous avons reçu 1,5 million d’euros mais nous risquons d’avoir besoin de 10 fois plus pour mener notre mission dans les dix prochains mois. » « L’aide que nous recevons aujourd’hui ne couvrira sans doute pas tous les besoins. Alors nous ne mettons pas de frein », assure encore Marie-Carmen Carles, directrice de ressources au Secours Catholique.

Réaffecter oui. À condition de prévenir.
D’autres sont moins catégoriques. « La suspension des dons ? C’est envisageable, précise Sylvain Ogier d’Handicap International. Si par exemple l’argent que nous recevions par l’UE ou les différents gouvernements était suffisant pour couvrir nos actions dans les deux ans à venir. » Ou si l’association se trouvait incapable de se déployer davantage faute de personnel adapté et de capacité logistique. « Aujourd’hui on a quelques dizaines de personnels expatriés sur le terrain et quelques centaines de personnel national mobilisé. Mais nous ne pourrions pas aller au-delà de 400, ce serait ingérable », souligne encore Sylvain Ogier.
Et si les dons venaient à dépasser les besoins ? Les ONG pourraient les réaffecter à d’autres causes. À condition de rester très prudentes… et rigoureuses. En 2008, un rapport de la Cour des Comptes avait reproché ça et là le manque de transparence dans la gestion des dons voués au tsunami. Médecins du Monde avait fait partie des associations épinglées. « Nous en avons tiré les leçons, souligne Benoît Duchier, responsable de la collecte chez MDM. Il y a une volonté claire aujourd’hui de rendre les choses plus visibles. »
Aussi, les ONG affichent-elles haut et fort leur engagement de transparence et assurent-elles la traçabilité des dons par des mises à jour quotidiennes sur Internet, des newsletters envoyés aux donateurs. Beaucoup précisent aussi que les versements pourront être affectés ailleurs. Une pratique souvent acceptée par les donateurs à condition qu’on les prévienne. Lors du tsunami, 96 % des gens interrogés par Handicap International avaient accepté une réaffectation. « Si on fait tout ça, c’est pour que les gens continuent d’avoir confiance en nous », résume Sylvain Ogier.

Conseil : continuez à donner aux ONG connues comme Médecins Sans Frontières, Médecins du Monde, Le Secours Catholique, Action Contre la Faim, Handicap International, Fondation de France…

Sources : Terra Eco



Laisser un commentaire

RELAXATION Drôme et ESTHEC... |
une petite goutte d'anges |
MODELIGN :modélisme-patronn... |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Lee MasSaï
| Pierrette Soko
| Mouslim confection