L’ADOPTION

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Le terrible tremblement de terre en Haïti a soulevé à nouveau la question de l’adoption des enfants. Comment accueillir un enfant adopté? Quel accueil lui réserver dans sa nouvelle famille? Emma Mag tente d’y répondre.

On entend souvent dire que :

- l’attachement se fait mieux avec un enfant tout jeune.
- les enfants adoptés restent traumatisés par leur abandon.
- ils sont moins équilibrés que les autres, leur adolescence est plus difficile.
- les enfants adoptés cherchent toujours leurs parents biologiques.
- il est important de dire tout de suite, la vérité à l’enfant adopté même très petit.

En réalité, l’enfant adopté est un enfant et comme tout enfant, il est avant tout un individu. Un sujet ne peut être réduit à une particularité de son histoire. Ses difficultés, ses liens avec ses parents doivent être accueillis et compris dans toute leur complexité.

Comment se fait l’attachement ?

Beaucoup de parents souhaitent adopter un enfant très jeune, de moins de deux ans, car ils pensent que plus l’enfant est jeune moins il aura d’histoire, moins il aura de difficultés à s’adapter à son nouvel environnement et à s’attacher à ses nouveaux parents.
Il est toujours délicat de démêler désirs et craintes des parents quant à l’enfant qu’ils attendent et il est impossible de prévoir comment un enfant va faire avec son histoire, avec les éventuelles carences de départ et comment il va les exprimer.
L’attachement se réalise au jour le jour, dans la capacité des parents à être là, à accueillir l’enfant tel qu’il est.

La vérité : Pourquoi ? Quand ? Comment ?

La vérité qui le concerne, l’enfant la connaît toujours, mais c’est la parole des adultes qui vient donner sens à cette connaissance et qui va lui permettre de faire face à la réalité et d’avancer.
Un enfant tout petit comprend le langage et si ses parents lui parlent vrai, cela instaure une confiance qui lui permettra tout au long de son existence de poser et reposer les questions essentielles qui le concernent.
Il est parfois difficile pour les parents de dire la vérité : ils peuvent avoir peur de blesser leur enfant ou être touchés trop personnellement par certains événements de son histoire. C’est en restant au plus près des questions de l’enfant qu’on peut l’accompagner au mieux et à son rythme.

La recherche des origines : d’où je viens ?

Cette question est celle de tous les enfants qui demandent aussi d’où viennent les bébés. Ils veulent ainsi comprendre le rôle respectif des deux sexes dans l’origine de la vie.
Pour bien des enfants adoptés, cette question rejoint celle liée à ses parents de naissance, à leur désir le concernant ainsi qu’à celui de ses parents adoptifs.
Ces questions peuvent surgir très tôt dans la vie d’un enfant, et ensuite être reposées à différents moments de son existence sous des formes à chaque fois nouvelles et propres à chacun.



FAMILLE RECOMPOSÉE

Psychologie

Familles éclatées, recomposées… il est de plus en plus fréquent d’entendre ce terme dans les conversations. Quand les couples se séparent et que de nouveaux couples se forment, les enfants réagissent parfois mal. Difficile alors de vous faire accepter par l’enfant de votre nouveau conjoint (e). Comment concilier l’amour des adultes avec l’amour pour les enfants ?

Le père, la mère, les enfants sous un même toit : ce fut longtemps le modèle classique de la famille. Mais aujourd’hui, désorientés par les contraintes imposées par la parentalité ou craignant de passer à côté de leur vie, nombre de couples avec enfants s’estiment d’humeur incompatible et se séparent. L’enfant, dans plus de deux tiers des cas, reste avec la mère. Lorsque les parents « refont leur vie », c’est-à-dire, qu’ils s’installent avec un nouveau conjoint, l’enfant est confronté non plus à deux parents unis puis séparés, mais à trois voire quatre adultes qui exercent sur lui leur autorité. Devant une situation parfois confuse, l’enfant se révolte, rendant les relations des nouveaux couples difficiles.

Autorité et responsabilité
Le nouveau conjoint n’a aucun statut juridique vis-à-vis de l’enfant de l’autre. Par contre, il a des responsabilités et des devoirs envers lui. Cette ambiguïté attise fréquemment la guerre conjugale : le parent biologique supporte souvent mal les choix – notamment scolaires – du nouveau compagnon (compagne) de son ex-conjoint. L’enfant se trouve alors pris en otage dans des querelles d’adultes : plus personne ne réussit à asseoir son autorité, et l’enfant joue de ce malaise : « Tu n’es pas mon père donc tu ne me commandes pas », tout en reprochant à son père biologique son absence. Le nouveau compagnon (compagne) se sent bafoué (e), malgré ses efforts ; l’histoire d’amour vire à la lutte d’influences jusqu’à la rupture, parfois.

La perception de l’enfant
L’enfant perçoit le (la) nouvel (le) ami (e) de sa mère ou de son père comme un intrus qui rompt l’intimité, gagnée au prix de la séparation de ses parents. Volontairement ou inconsciemment, il peut chercher à mettre en échec cette nouvelle relation, d’autant plus qu’il n’a pas renoncé à « raccommoder » ses parents. Ce n’est donc pas seulement en se rendant sympathique à un enfant, en lui souriant, en le couvrant de cadeaux ou encore en satisfaisant tous ses caprices, que le nouvel arrivant réussira à vivre harmonieusement avec lui.

Comment éviter les conflits en chaîne ?
Trouver sa place nécessite de respecter quelques principes :
- Ne pas vivre en invité dans le logement familial déserté par le père ou la mère biologique, mais proposer une concertation collective pour un nouvel aménagement de l’espace, qui tiendra compte de l’existence de chacun.
- Ne pas se substituer au parent absent en matière d’affection ou d’autorité, mais définir avec le parent présent et les enfants, les règles de vie commune (participation aux tâches ménagères, rangement des chambres…).
- Respectez le refus de l’enfant de se confier à un « étranger ».
- Ne pas jouer au chef de famille qui décide de tout, alors que l’enfant s’est accoutumé à voir sa mère ou son père régler la vie familiale.

Plutôt que de tout bouleverser, mieux vaut discuter en couple, et devant l’enfant, des projets, des modifications dans l’organisation familiale… De même qu’on s’adapte au mode de vie de l’adulte dont on est amoureux, sans pour autant renoncer à ses propres goûts, il est nécessaire de s’adapter à l’enfant, sans pour autant s’effacer devant lui.
- Ne pas jouer la comédie de l’amour à un enfant, si l’on ne réussit pas à bien s’entendre dès le début : l’enfant sentira le mensonge et perdra toute confiance en ce nouvel adulte : mieux vaut prendre le temps de s’apprivoiser l’un à l’autre.

En bref, mieux vaut beaucoup parler avec l’enfant. Cela aidera le parent présent à imposer son choix d’un nouveau conjoint. Certes, cela n’empêchera pas les enfants d’avoir parfois des accès de révolte : ils n’ont pas, eux, le choix dans ce bouleversement familial ! Inutile alors de déterrer la hache de guerre : le calme et la fermeté sont plus efficaces pour surmonter ensemble les obstacles !



UN POINT C’EST TOUT !

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 Nous vivons dans une société où tout va très vite et où nous décidons finalement de très peu de choses. Vie privée, vie professionnelle, nous sommes constamment sollicitées et nous avons souvent tendance à trop accepter, il est parfois important de savoir dire NON pour le meilleur et pour le pire…

Dire non peut générer deux peurs, paradoxales en apparence. On peut éprouver l’une, l’autre ou les deux. Dire non nous confronte d’abord à la peur du conflit. On n’ose pas imposer son avis par peur d’être jugé, ou de subir une grosse colère. Dans ce cas, oser dire non impose de surmonter sa timidité pour s’affirmer. La seconde peur est la peur de blesser. On n’ose pas dire non par peur que nos mots soient trop abrupts, qu’ils soient mal formulés. Entre ces deux peurs, la marge de manœuvre est restreinte. Dans tous les cas, c’est la confiance en soi qui permet de s’affirmer sans blesser.
Attardons-nous d’abord sur la peur de la confrontation. Comment franchir le pas et oser ?

Apprendre à mieux s’écouter

Pour pouvoir choisir entre oui et non, il faut d’abord savoir ce que vous voulez ou ne voulez pas. Apprenez à vous écouter AVANT de répondre à une demande.
Est-ce que le service demandé vous dérange ? Est-ce que vous aurez le temps de vous y consacrer ? Est-ce que vous considérez que cette demande est abusive ? Prenez tout le temps nécessaire pour répondre mentalement à ces questions. Cela évitera que vous ne disiez oui, et que vous ne le regrettiez après, ou l’inverse.
Travailler
sa confiance en soi
Une fois que vous savez ce que vous voulez, il n’y a plus qu’à trouver le courage de le dire. Plus facile à dire qu’à faire. En réalité, la confiance en soi joue beaucoup dans l’affirmation de soi. Et cette disposition à respecter ses propres valeurs à travers ses actes s’acquiert avec le temps, petit à petit, grâce à une pratique quotidienne.

Négocier
un compromis

Si la demande ne vous convient pas entièrement, vous pouvez négocier un compromis. Mais attention, ne faites pas un compromis parce que c’est plus facile que de dire non. Il faut un compromis acceptable par TOUTES les parties. Si le compromis ne vous convient toujours pas, ne l’acceptez pas.
Le compromis permet de s’ouvrir à l’autre, d’accepter ses ressentis et opinions, tout en se respectant soi-même.

Voici également ce qu’il faut bannir pour oser dire Non :

Ne vous justifiez pas

Il n’y a aucune raison d’expliquer à l’autre votre refus. Lorsque vous dites non, vous avez de bonnes raisons. En vous justifiant interminablement, est-ce que vous n’essayez pas de vous convaincre vous-même plutôt que votre interlocuteur ?
Si vous le souhaitez, vous pourrez tout de même expliquer les raisons de votre refus. En particulier si la demande était vraiment importante, comme une demande en mariage… Mais prenez le soin de séparer la décision et l’explication. Une explication n’est pas un argumentaire. Si votre choix est fait, il n’y a pas à revenir dessus.

Ne dites pas
« Oui mais »

« Je dirais bien oui, mais c’est impossible parce que… »
Prenez vos responsabilités. Dire non systématiquement de cette manière est mauvais pour vos relations à long terme. De plus, c’est un aveu de manque de confiance en soi.

Ne cherchez pas
à être parfaite

Dire oui à tout, ce n’est pas toujours rendre service. Au contraire, vos proches tiennent avant tout à ce que vous soyez heureuse. Quitte à ne pas pouvoir rendre un service de temps en temps.



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